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Les signaux d’alerte à ne pas ignorer pour prévenir les maladies cardiovasculaires et consulter au bon moment

Les signaux d’alerte à ne pas ignorer pour prévenir les maladies cardiovasculaires et consulter au bon moment

Les signaux d’alerte à ne pas ignorer pour prévenir les maladies cardiovasculaires et consulter au bon moment

Vous êtes au bureau. Il est 10h30, vous êtes assis depuis 2 heures, concentré sur un dossier. Soudain, une gêne dans la poitrine. Pas une vraie douleur, plutôt un poids, comme si quelqu’un appuyait avec le poing. Vous vous dites : “C’est le stress… ou le café de ce matin.” Vous respirez, vous bougez un peu, ça passe. Vous reprenez.

Le problème, c’est que ce genre de signaux, on les banalise. Jusqu’au jour où le corps ne “préviens” plus, il lâche.

Les maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC, insuffisance cardiaque…) restent la première cause de mortalité dans le monde. La bonne nouvelle : dans une grande partie des cas, on peut les prévenir, ou au moins les détecter plus tôt. À condition de repérer les signaux d’alerte… et de savoir quand il faut arrêter de “tenir bon” et aller consulter.

Les signaux d’alerte “rouges” : urgence, on ne discute pas

Commençons par le plus important : les situations où il ne faut pas attendre, ni chercher sur internet, ni prendre un Doliprane. On appelle le 15 (ou le 112) immédiatement.

Appelez le SAMU sans délai si vous avez :

Ce sont les signes classiques d’infarctus et d’AVC. Chaque minute compte. Plus on attend, plus le muscle cardiaque ou le cerveau sont abîmés, parfois de façon irréversible.

Important : chez les femmes, les personnes âgées ou les personnes diabétiques, les signes peuvent être plus discrets (nausées, fatigue extrême, gêne thoracique modérée, essoufflement inhabituel). Si quelque chose vous semble franchement “anormal” et inquiétant, ne minimisez pas.

Les signaux d’alerte “orange” : à prendre au sérieux dans les jours qui viennent

Entre l’urgence absolue et le “tout va bien”, il existe une zone grise : des symptômes qui ne nécessitent pas forcément le SAMU, mais qui justifient une consultation médicale rapide (médecin traitant ou consultation non programmée) dans les 24 à 72 heures.

Surveillez particulièrement :

Ces signaux ne signifient pas forcément que vous avez déjà une maladie cardiovasculaire grave. Mais ils peuvent traduire :

Dans ces cas-là : prenez rendez-vous avec votre médecin dans les jours qui suivent, sans attendre “de voir si ça passe” pendant des semaines. Notez les circonstances (à l’effort ? au repos ? heure de la journée ? durée des symptômes ?) pour aider à l’évaluation.

Les signaux silencieux : ce que votre corps ne vous dit pas… mais que les chiffres révèlent

Le plus piégeux avec les maladies cardiovasculaires, c’est que les signes les plus dangereux sont parfois silencieux pendant des années. On se sent “en forme”, on travaille, on conduit, on fait ses courses… et pourtant le risque augmente en coulisse.

Voici les signaux qui ne font pas mal, ne se voient pas dans le miroir, mais doivent vous alerter :

Ces signaux, ce ne sont pas des symptômes que vous ressentez. Ce sont des données mesurables, qu’on découvre par un bilan de santé.

Autrement dit : si vous attendez d’avoir mal pour vous inquiéter, vous arrivez trop tard.

Quand faire un bilan pour prévenir les maladies cardiovasculaires ?

Ici, on va être très concret. En prévention, le “bon moment” pour consulter n’est pas quand ça va mal. C’est quand vous allez encore bien.

Vous devriez envisager un bilan cardiovasculaire chez votre médecin traitant si :

Le bilan de base comprend généralement :

C’est ce bilan qui permet de passer de “je pense que ça va” à “je sais où j’en suis”. Et surtout, d’agir avant les complications.

Les comportements qui doivent vous alerter (même sans symptôme)

On croit souvent que le risque cardiovasculaire, c’est une question de “malchance” ou de génétique. En réalité, nos comportements pèsent lourd dans la balance. Certains signaux ne viennent pas de votre corps, mais de votre quotidien.

Posez-vous honnêtement ces questions :

Un seul de ces facteurs, pris isolément, est déjà un signal de vigilance. Trois ou plus, sur plusieurs années, c’est comme avancer avec une mèche allumée vers un baril de poudre. On ne sait pas quand ça explose, mais le risque est réel.

Plan d’action : par quoi commencer, concrètement ?

Vous avez repéré un ou plusieurs signaux d’alerte ? L’idée n’est pas de vous faire peur, mais de vous aider à agir dans le bon ordre. Voici un plan d’action priorisé.

1. D’abord : sécuriser la situation

2. Ensuite : connaître vos chiffres

Objectif : sortir du flou. Tant que vous ne connaissez pas vos chiffres, c’est comme conduire de nuit sans phares.

3. Agir sur ce qui a le plus d’impact

Si tout vous semble à changer, commencez par ce qui réduit le plus rapidement le risque :

4. Mettre en place un suivi régulier

L’idée n’est pas de devenir obsédé par votre cœur, mais de transformer une inquiétude vague en actions concrètes.

Et si vous n’avez “rien” ? Rester serein, mais vigilant

Vous avez fait un bilan, tout est rassurant, vous n’avez pas de symptômes, vos chiffres sont bons ? Tant mieux. Ce n’est pas une raison pour tout oublier, mais plutôt l’occasion de ancrer des habitudes protectrices.

Retenez quelques repères simples :

Votre objectif n’est pas de devenir “parfait”, mais de rester suffisamment loin de la zone de danger pour que les maladies cardiovasculaires ne vous prennent pas par surprise.

En résumé : écouter les signaux forts (douleurs, essoufflement, malaise), surveiller les signaux silencieux (tension, cholestérol, glycémie, tour de taille) et ajuster les comportements du quotidien. C’est ce trio qui fait vraiment la différence sur le long terme.

Et la prochaine fois que votre corps vous envoie un message inhabituel, posez-vous cette question simple : “Est-ce que je préfère perdre 2 heures pour consulter… ou risquer de perdre beaucoup plus plus tard ?” Le calcul, souvent, est vite fait.

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