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Que manger avant de courir : idées de collations selon la durée et l’intensité de la séance

Que manger avant de courir : idées de collations selon la durée et l’intensité de la séance

Que manger avant de courir : idées de collations selon la durée et l’intensité de la séance

Vous enfilez vos baskets, vous êtes (enfin) motivé pour aller courir… et la question arrive : « Je mange quelque chose avant ou pas ? Et quoi, sans avoir mal au ventre au bout de 10 minutes ? »

Entre ceux qui partent à jeun, ceux qui avalent un gros bol de céréales juste avant, et ceux qui se contentent d’un café, il y a de quoi hésiter. Pourtant, ce que vous mangez (et quand vous le mangez) avant de courir joue beaucoup sur vos sensations, vos performances… et votre plaisir.

Dans cet article, je vous propose un mode d’emploi simple et concret, adapté à la durée et à l’intensité de votre séance, avec des exemples de collations prêts à l’emploi.

Pourquoi ce que vous mangez avant de courir est important

Quand vous courez, vos muscles utilisent surtout deux carburants :

Votre corps mélange ces deux sources en permanence, mais :

Un bon encas avant la course permet donc :

À l’inverse, un mauvais choix (trop gras, trop tard, trop lourd) peut vite se transformer en point de côté, remontées acides, ventre qui tire… et sortie écourtée.

Les 3 paramètres à ajuster avant de courir

Pour ne pas se perdre dans les détails, retenez trois leviers principaux :

Les repères généraux, issus des recommandations sportives (American College of Sports Medicine, Société Française de Nutrition du Sport) sont les suivants :

Pour la composition, avant de courir, on vise :

Maintenant, voyons concrètement quoi manger selon la durée et l’intensité de votre séance.

Courte sortie < 30 minutes : faut-il vraiment manger ?

Pour une séance :

Si vous avez mangé un repas équilibré dans les 3 heures précédentes, vous n’êtes pas obligé de prendre une collation.

Option possible :

Par contre, si vous avez le ventre qui crie famine ou si votre dernier repas date de plus de 4 heures :

L’idée : apporter 15 à 25 g de glucides, facile à digérer, sans surcharger l’estomac.

Sortie de 30 à 60 minutes : footing « classique »

C’est le format le plus fréquent : 5 à 10 km, allure confortable, où l’on peut encore parler en courant.

Objectif : stabiliser l’énergie et éviter les sensations de vide au bout de 20 minutes.

Si le dernier repas remonte à 2-3 heures :

Si vous courez tôt le matin et que vous n’avez que 30 à 45 minutes devant vous :

Et vous prenez un petit-déjeuner complet au retour.

Sortie de 60 à 90 minutes : endurance et gestion de l’énergie

Au-delà d’une heure, la question de la collation devient plus stratégique. Les réserves de glycogène commencent à bien baisser, surtout si vous courez un peu vite ou si vous êtes peu entraîné.

Objectif : partir avec des réserves bien remplies sans être lourd.

Si vous avez le temps, l’idéal est :

Si votre séance est en fin de journée après le travail, avec un déjeuner vers 12-13 h et un run vers 18-19 h :

On vise ici 40 à 60 g de glucides, avec un peu de protéines pour la satiété et la récupération.

Sorties longues > 90 minutes : prévoir avant et pendant

Là, on entre dans la zone où « ce que vous mangez » peut faire la différence entre un entraînement réussi et une séance galère.

Pour une sortie de type :

Stratégie en deux temps :

Ne testez jamais une boisson ou un gel pour la première fois le jour d’une course officielle. Faites vos essais à l’entraînement.

Séances intenses : fractionné, côtes, travail de VMA

Pour les séances qui font monter le cardio :

Votre système digestif est mis à rude épreuve. Le sang est prioritairement envoyé vers les muscles, moins vers l’intestin. Résultat : ce qui passe encore en footing peut devenir désastreux en fractionné.

Règles spécifiques :

Exemples de collations adaptées, 1h30 à 2h avant :

Si la séance est tôt le matin :

Hydratation : ne pas l’oublier

On se focalise souvent sur le solide, mais l’eau est tout aussi importante.

Les erreurs fréquentes… et comment les éviter

Voyons quelques pièges classiques que je retrouve souvent en consultation.

Et si je veux perdre du poids en courant ?

On entend souvent : « Je cours à jeun, comme ça je brûle plus de graisses ». La réalité est un peu plus nuancée.

Oui, à jeun, le corps utilise proportionnellement plus de graisses. Mais :

Approche raisonnable :

Pour la perte de poids, ce qui compte vraiment, c’est :

Se priver à outrance avant le sport est rarement une bonne stratégie sur le long terme.

Cas particuliers : digestion fragile, diabète, pathologies

Digestion sensible, colon irritable, ballonnements :

Diabète (type 1 ou 2) :

Autres pathologies digestives ou métaboliques (reflux sévère, chirurgie digestive, insuffisance rénale…) : les conseils doivent être personnalisés. N’hésitez pas à demander un avis à un professionnel de santé ou un diététicien spécialisé en sport.

Comment construire « votre » collation idéale

Chacun a sa sensibilité digestive, son organisation, ses préférences. L’objectif n’est pas de suivre une règle parfaite, mais de trouver ce qui fonctionne pour vous dans le cadre suivant :

Un petit carnet ou une note sur votre téléphone peut vous aider à repérer rapidement ce qui vous convient le mieux.

En résumé pratique :

Et si, malgré ces ajustements, vous avez :

Parlez-en à votre médecin. Courir doit rester un plaisir, pas une épreuve pour votre organisme.

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