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Mal au genoux course : causes fréquentes, prévention et solutions pour continuer à courir

Mal au genoux course : causes fréquentes, prévention et solutions pour continuer à courir

Mal au genoux course : causes fréquentes, prévention et solutions pour continuer à courir

Vous partez courir après le travail, comme d’habitude. Au bout de 10 minutes, une douleur apparaît sur le devant du genou. Vous ralentissez, ça passe un peu. Le lendemain, même sortie, même douleur… mais plus tôt. Vous commencez à vous demander : « Est-ce que je force trop ? Est-ce que je vais devoir arrêter de courir ? »

La bonne nouvelle : dans la plupart des cas, mal au genou et course à pied ne signifient pas « fin du sport ». Mais ignorer la douleur et « serrer les dents » est rarement une bonne idée. Il est possible de comprendre d’où vient cette douleur, d’adapter votre pratique et, surtout, de continuer à courir intelligemment.

Les causes fréquentes du mal de genou chez le coureur

Chez les coureurs, plusieurs types de douleurs au genou reviennent très souvent. Les connaître permet déjà de mieux cibler le problème.

1. Le syndrome fémoro-patellaire (douleur à l’avant du genou)

C’est la cause la plus fréquente. La douleur est localisée autour ou derrière la rotule, souvent :

Souvent lié à un déséquilibre musculaire (quadriceps/fessiers) ou à une technique de course qui sur-sollicite la rotule.

2. Le syndrome de l’essuie-glace (bandelette ilio-tibiale)

Douleur située sur le côté externe du genou, qui apparaît généralement :

Ici, c’est une structure tendineuse (la bandelette ilio-tibiale) qui frotte de manière répétée sur l’extérieur du genou. Très fréquent chez les coureurs qui augmentent vite leur volume ou enchaînent beaucoup de dénivelé.

3. La tendinite rotulienne (sous la rotule)

Douleur plus localisée, sous la rotule, souvent :

Le tendon est sur-sollicité, surtout si la musculature autour du genou n’est pas assez préparée.

4. Le ménisque et l’arthrose du genou

Plus souvent chez les coureurs de plus de 40–45 ans ou avec antécédents de traumatisme :

L’arthrose n’interdit pas forcément la course, mais elle demande un encadrement plus précis. Les atteintes méniscales, elles, nécessitent un avis médical rapide.

5. Les erreurs d’entraînement, cause n°1

Derrière presque toutes ces douleurs, on retrouve les mêmes erreurs :

Autrement dit : ce n’est pas votre genou qui est « fragile », c’est souvent la charge qui n’est pas adaptée.

Douleur normale ou douleur inquiétante : comment faire la différence ?

Avoir des sensations dans les jambes quand on débute ou quand on augmente un peu la charge, c’est courant. Mais certaines douleurs doivent alerter.

Plutôt rassurant :

À surveiller de près :

À consulter rapidement (médecin, médecin du sport, urgences si nécessaire) :

Un principe simple : aucune douleur qui vous fait modifier franchement votre façon de courir ou de marcher ne doit être prise à la légère.

Que faire quand la douleur apparaît : plan d’action étape par étape

Objectif : calmer la douleur, identifier la cause, et reprendre la course sans passer par l’arrêt total si ce n’est pas nécessaire.

1. Réduire la charge (immédiatement)

Avant de penser « repos complet », on pense « repos relatif » :

Si la douleur est vive ou présente au repos : là oui, arrêt complet de la course pendant quelques jours et consultation.

2. Glace et anti-douleurs, avec discernement

Évitez l’automédication prolongée avec anti-inflammatoires sans avis médical, surtout si la douleur dure plus de 7–10 jours.

3. Analyse rapide : qu’est-ce qui a changé récemment ?

Posez-vous ces questions :

Dans 8 cas sur 10, la cause se trouve là. L’objectif est de corriger ce changement, pas seulement de « soigner » le genou.

4. Adapter, ne pas tout arrêter (si les signaux sont rassurants)

Si la douleur est légère à modérée, sans gonflement et sans boiterie, vous pouvez en général :

5. Consulter si la douleur persiste au-delà de 2 à 3 semaines malgré ces adaptations

Un avis médical permet de :

Prévenir la douleur au genou : ce qui marche vraiment

Ici, l’objectif est simple : rendre votre genou capable d’encaisser les contraintes répétées de la course, en jouant sur trois leviers majeurs : la charge, la force, la technique.

1. Gérer la charge d’entraînement

2. Renforcer les muscles qui protègent vos genoux

Le genou n’est qu’un « relais » entre hanche et cheville. Si fessiers, quadriceps, ischios et mollets ne sont pas assez forts, il prend tout.

Deux séances de 20–25 minutes par semaine peuvent faire une grosse différence. Par exemple :

Pas besoin de salle de sport, tout peut se faire à la maison, 2 fois par semaine, hors jour de grosse séance de course.

3. Soigner l’échauffement (même pour un « petit footing »)

La majorité des coureurs partent trop vite à froid. Un échauffement minimal peut déjà protéger les genoux :

Temps total : 7 à 10 minutes. Gain sur les douleurs : souvent important.

4. Technique de course : focus sur quelques points simples

Inutile de tout « désapprendre ». Concentrez-vous sur des repères faciles :

Un coach ou un kiné spécialisé en course peut vous filmer et corriger les défauts les plus marqués si besoin.

5. Chaussures : utiles, mais pas magiques

6. Poids, alimentation et récupération

Continuer à courir avec des genoux fragiles : stratégie à long terme

Certaines personnes ont des antécédents (entorse, opération, arthrose débutante) ou une morphologie qui rend les genoux plus sensibles. Cela ne signifie pas arrêt définitif de la course, mais gestion adaptée.

1. Adapter les objectifs

2. Varier les sports

3. Travailler avec un kinésithérapeute du sport

Une rééducation bien menée peut :

4. Accepter des phases « off » programmées

Intégrer volontairement des semaines plus légères voire sans course (mais avec sport doux) peut éviter la blessure chronique. Par exemple :

Quand consulter, et vers qui se tourner ?

Vous n’avez pas besoin de passer une IRM à la moindre gêne au genou. En revanche, certains cas justifient clairement une consultation.

Consultez un médecin (généraliste ou du sport) si :

Consultez rapidement, voire en urgence, si :

Le médecin décidera si des examens (radiographie, échographie, IRM) sont nécessaires, ou si une prise en charge par kinésithérapeute suffit dans un premier temps.

L’objectif n’est pas de vous interdire la course « par principe », mais de trouver le bon équilibre entre plaisir, santé articulaire et progression.

En résumé : écouter vos genoux ne veut pas dire arrêter de courir, mais apprendre à ajuster. Votre corps vous parle à chaque sortie ; votre rôle, c’est d’interpréter les signaux, pas de les faire taire à tout prix.

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