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Bons lipides : où les trouver et comment les utiliser pour une meilleure santé

Bons lipides : où les trouver et comment les utiliser pour une meilleure santé

Bons lipides : où les trouver et comment les utiliser pour une meilleure santé

Vous avez déjà essayé de « manger plus sain » en supprimant presque toutes les matières grasses… pour finir affamé, frustré, et avec des fringales de sucre à 16h ? Vous n’êtes pas seul. Pendant des années, on a diabolisé les lipides, comme si toute graisse finissait forcément en poignées d’amour.

Bonne nouvelle : les bons lipides sont vos alliés. Cœur, cerveau, hormones, peau, satiété… ils jouent un rôle clé partout. Le problème, ce n’est pas la graisse en soi, c’est le type de graisse, la quantité et la façon dont on l’utilise.

Dans cet article, on va voir ensemble :

À quoi servent les lipides… et pourquoi on en a besoin

Les lipides ne sont pas qu’une « réserve » de calories. Ils ont plusieurs rôles vitaux :

Les recommandations actuelles (ANSES, OMS) ne disent pas de supprimer les lipides, mais de viser environ 30 à 40 % des calories totales sous forme de graisses, en privilégiant certaines sources.

Bons lipides, mauvais lipides : faire la différence

Pour simplifier, on distingue quatre grandes familles :

L’objectif n’est pas de devenir chimiste, mais de déplacer le curseur : moins de graisses saturées et trans, plus de mono-insaturées et surtout plus d’oméga-3.

Où trouver les bons lipides au quotidien ?

Regardons de près les principales sources intéressantes, avec des repères concrets.

Les huiles végétales : votre base quotidienne

Les huiles sont très riches en lipides (logique : 100 % de graisses), mais ce sont les profils qui changent.

Repère simple : visez environ 2 à 3 cuillères à soupe d’huile végétale par jour, en alternant par exemple :

Les poissons gras : les champions des oméga-3

Les oméga-3 marins (EPA, DHA) sont les plus étudiés. Ils sont associés à :

On les trouve surtout dans :

Fréquence recommandée : au moins 2 portions de poisson par semaine, dont 1 poisson gras. Une portion, c’est environ 120–150 g pour un adulte (la taille de la paume de votre main).

Exemples concrets :

Oléagineux : petits, gras… et très utiles

Noix, amandes, noisettes, pistaches, noix de cajou, graines (lin, chia, courge, tournesol)… Ce sont des concentrés de bons lipides, de fibres, de minéraux.

Les plus intéressants pour les oméga-3 végétaux :

Portion raisonnable : une petite poignée par jour, soit environ 20–30 g. Par exemple :

Astuce : gardez un bocal de mélange de noix « nature » (sans sel, sans sucre) à portée de main, et utilisez-les pour :

Avocat, œufs, chocolat noir : les « bonus » bien choisis

Comment utiliser les bons lipides en cuisine sans surcharger l’assiette ?

Les graisses sont indispensables, mais très denses en calories. L’idée : mieux choisir, pas tout multiplier.

Cuisson : chaud ou pas trop chaud ?

Les huiles n’aiment pas toutes la chaleur. Certaines se dégradent et produisent des composés indésirables si elles sont trop chauffées.

Astuce pratique : pour les poêlées de légumes, déposez l’huile à la fin de la cuisson plutôt qu’au début. Vous utiliserez moins d’huile et préserverez mieux ses qualités.

Portions : combien de gras par repas ?

Pour un adulte avec un apport calorique « moyen », un repère utile est de viser par jour :

Cela remplace souvent :

Idées reçues sur les lipides : on fait le tri

Quelques croyances tenaces méritent d’être corrigées.

Plan d’action : par quoi commencer pour améliorer ses graisses ?

Inutile de tout changer d’un coup. Commencez par les gestes qui ont le plus d’impact.

Priorité 1 : choisir 2 huiles de base

Priorité 2 : introduire ou augmenter le poisson gras

Priorité 3 : remplacer les mauvais gras visibles

Priorité 4 : ajouter une petite portion d’oléagineux

Priorité 5 : limiter les produits ultra-transformés riches en graisses cachées

Et si je veux perdre du poids, que faire avec les graisses ?

Pour la perte de poids, l’important reste le bilan énergétique global. Mais retirer toutes les graisses n’est pas une solution durable : vous aurez faim, serez frustré, et risquez de compenser par plus de sucre.

Quelques repères :

Quand est-ce qu’il faut en parler à son médecin ?

Les conseils ci-dessus s’adressent à des adultes sans pathologie particulière. Il est important de faire le point avec votre médecin dans les situations suivantes :

Dans ces cas, l’alimentation doit être adaptée à votre situation spécifique : type de graisses, quantités, objectifs de poids, éventuels médicaments (statines, traitements du diabète…). N’hésitez pas à demander aussi un avis à un diététicien-nutritionniste pour un plan personnalisé.

À retenir pour vos prochains repas

Les lipides ne sont pas l’ennemi, au contraire. Ce qui fait la différence pour votre santé à long terme, c’est :

Si vous ne deviez changer qu’une chose cette semaine, commencez par remplacer vos graisses actuelles (charcuterie, beurre en grande quantité, fritures) par :

Ce sont des ajustements simples, mais les études montrent qu’ils peuvent déjà réduire significativement le risque cardiovasculaire à long terme. Votre assiette ne sera pas seulement plus saine… elle sera souvent plus savoureuse.

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